|
HISTOIRE 13 |
|||
|
La faute de type 1 Le développement de la médecine, comme celui de toutes les activités humaines, est tâtonnant, jalonné d'erreurs et d’intuitions justes qui conduisent à une vérité toujours meilleure. Dans les sciences exactes, comme la physique, la chimie ou la biologie, les interprétations sont systématiquement considérées comme douteuses lorsqu'elles ne sont pas prouvées par l'expérimentation. Et, même alors, les modèles d'interprétation sont sans cesse remis en question par de nouvelles données. Mais en médecine où l'expérimentation est impossible, ou alors très indirecte, cette confrontation entre la théorie et l'expérience est plus difficile. C'est ce qui explique la longue pérennité de théories anciennes, non prouvées et non prouvables, comme les concepts dialectiques auxquels il a été fait allusion dans l’histoire précédente. Nous avons vu comment le jargon médical aide à entériner ces notions purement spéculatives. Nous verrons aussi comment certaines de ces théories ont été des intuitions visionnaires puisqu’elles se sont vues confirmer bien plus tard (tout au moins partiellement) par la méthode scientifique. Nous allons nous pencher sur l'histoire de madame P13, dont la vie a été bouleversée par l’usage abusif qui a été fait d’une de ces théories. La faute dont elle a été la victime ne tient pas à la théorie, mais à l’erreur d’un médecin qui voulait trop bien faire et dont le comportement nous servira à illustrer un nouveau type de faute.
Cette histoire et les problèmes qu'elle soulève sont décrits dans le livre que vous pouvez commander en consultant la rubrique contact
|
|||